18 mai 2020

L’impact de l’utilisation du gel hydroalcoolique sur la santé

Dans le contexte de la pandémie liée au Covid 19, le gel hydroalcoolique apparaît comme un des principaux alliés pour nous aider à lutter contre la propagation du virus, après le masque de protection pour le visage.

Son efficacité ayant déjà été prouvée et testée sur d’autres coronavirus, la ruée sur les gels nettoyants pour les mains a littéralement provoqué ruptures de stocks dans les magasins et même une flambée des prix sur Internet où ils se revendaient parfois à prix d’or.

La banalisation de son utilisation présente-t-elle des risques ? L’équipe ObjetRama vous en dit plus sur cet équipement de protection individuelle devenu un indispensable de notre quotidien.

Le gel hydroalcoolique : quand l’utiliser ?

Son utilisation est depuis le début de la crise liée au coronavirus, comparée à celui du lavage des mains à l’eau et au savon. Si on tend à préférer l’eau et le savon quand ils sont à disposition, le gel hydroalcoolique devient notre meilleur ami quand ce n’est pas possible.

Lors de contacts avec l’extérieur, lorsque l’on fait ses courses ou que nous sommes en contact avec des surfaces exposées, il est LE moyen rapide, simple et efficace pour limiter le risque de contamination face à des virus et des bactéries.

Pour l’utiliser le plus efficacement possible, il est recommandé par la DGS de respecter un temps de friction d’au moins 30 secondes jusqu’à ce que les mains soient sèches.

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Le gel hydroalcoolique présente-t-il des inconvénients ?

Contrairement à l’eau et au savon, le gel hydroalcoolique reste sur la peau. Il est donc potentiellement plus nocif pour son utilisateur puisqu’il présente une concentration en alcool d’au moins 60%.

Des ingrédients comme le triclosan et le triclocarban étaient par le passé intégrés à la composition des gels mais étant des perturbateurs endocriniens, ils ont normalement été retiré des compositions depuis.

L’inconvénient majeur du gel est donc sa haute concentration en alcool : ingrédient irritant, surtout s’il est utilisé de manière très régulière voir « obsessionnelle ».

Les peaux réactives, les peaux présentant de l’eczéma, du psoriasis seront d’autant plus sensibles à l’utilisation répétée du gel hydroalcoolique.

Enfin, il convient d’éviter, si vous le pouvez, d’acheter des gels dans des versions parfumées car en plus de l’alcool, ils contiennent des allergènes.

Cependant, il convient de ne pas diaboliser l’utilisation du gel antibactérien pour autant : il ne présente à ce jour aucun risque cancérogène, reprotoxique ou neurotoxique, que ce soit par voie cutanée ou inhalée.

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Quel est le risque d’une utilisation intensive et abusive du gel hydroalcoolique ?

En période d’épidémie comme celle liée au Covid 19, l’inquiétude est grande quant à la propagation du virus et à la différence de l’intensité des symptômes entre les hommes.

Une des réactions « normales » est de vouloir se protéger au maximum et donc d’user et d’abuser du gel hydroalcoolique à chaque contact avec une surface possiblement contaminée.

Or cela présente un risque certain : nuire au microbiote cutané, qui a pour fonction de nous protéger des bactéries pathogènes. Ce microbiote est mis à rude épreuve avec l’utilisation incessante de produits abrasifs pour notre peau.

Ainsi, l’utilisation abusive de gel désinfectant peut, à la longue, rendre notre épiderme plus perméable et sensible. Il pourrait alors se produire l’effet inverse de celui que l’on recherche en premier lieu, nous protéger des coronavirus. Pour ne plus avoir à se laver les mains ou utiliser du gel aussi souvent, évitez de toucher les surfaces grâce aux crochets et poignées sans contact !

Le gel hydroalcoolique reste néanmoins aujourd’hui la meilleure solution qui s’offre à nous tous pour nous protéger quotidiennement, lors d’expositions extérieures et quand un lavage à l’eau et au savon n’est pas possible.